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...sorties 2011

Assembée générale du WSRC
Samedi 26 MARS

C'EST LE PRINTEMPS...!  ENFIN.....!
Les petites fleurs, les zozios et pas d'hirondelles, mais surtout plein de Bikers partout, qui arpentent le bitume depuis un mois.
Je me plais à penser que ces migratrices nous ont laissé la galanterie d'arriver avant elles..!
L'hiver à été long, même trop long pour certains. Alors il fleurissait sur internet des groupes tels que DSDM/B (déprime saisonnière du motard/biker) ou Trucs et astuces, ça remontait
le moral de partager, les souvenirs et les expériences, en attendant que les beaux jours reviennent.

C'est l'heure tant attendue des retrouvailles...! Perso, j'adore ce moment..! Tous les potes fleurent bon la joie du rassemblement et des futurs souvenirs.
Beaucoup ont fait du covoiturage, y'en a qui n'ont pas encore pris les plaques, d'autres qui transportent du matos et des chiens (mascotte et future mascotte) Alex à fait dans la couleur, il se pointe avec un char à échelle jaune "canaris". Les plus "ardus" sont à moto. Tam profite du beau pour sa ballade depuis Genève. Ours fait 3 fois le tour du parking pour remiser sa "nouvelle" Belle de Milwaukee..!
Forcément, un trois pièces cuisine ça change de sa "p'tite brute"  V-Rod d'antan pour la manoeuvre.  Ch'tite Maeva attend avec impatiente une pièce manquante pour sa Street-Bob. Et après les accolades, les bisous, les tapes dans le dos et le plein de choses à se dire, qu'on se rend compte que c'est quand même 98% de notre club qui se retrouve dans la joie et la bonne humeur.

Sous l'oeil perçant, décoré de verres de lecture, l'ancien comité, toutes ouïes, approuve avec satisfaction les initiatives de la relève....! Chapeau bas pour ce nouveau comité qui a fait ses preuves depuis 2 ans et qui a débordé d'imagination pour nos anciennes et futures sorties. C'est plus d'une vingtaine de ballades proposées cette année, y compris de grand rassemblement, Grimaud - Freewheels ainsi que les châteaux du Berry, organisé et mitonné par notre Freddy et sa douce.
Un apéro et un souper suit dans la convivialité et l'envie de prendre directement la route pour nos escapades motorisées, de bouffer des kms et de partager une tranche de vie ensemble.

A vous tous, les POTES du WSRC.  Ainsi qu'à tous nos Amis Biker. GOOD RIDE--------------------------------> 2011
Danièle



Sortie d'ouverture
Dimanche 17 AVRIL

Souvent la sortie d’ouverture sert de rodage…
Il n’y a pas de superstition, que tout roule, ou qu’il y ait quelques accros, quelque soit la météo, aucun présage pour la saison qui suit, n’est a y voir.
Donc, c’est sans pression que les premiers arrivants parquent leurs machines sur le parking du Motel des Fleurs de bon matin.
Très vite la discussion tourne sur les différences de température; une statistique intéressante du fait que nos membres arrivent d’un peu toute la Suisse Romande. Les chanceux sont parti avec 2-3 degrés… les moins chanceux par -2!
Mais malgré tout, c’est chaleureusement que tout le monde se retrouve autour des chocolats chauds, thés chauds, etc.
On check la liste des présences… Il est l’heure du départ…. Le timing est short, l’heure était précise pour le départ, tout le monde savait qu’il fallait être là à l’heure… donc comme aucun message ne nous était arrivé, nous décidons de partir sans attendre les retardataires. Coup de chance, ils arrivent juste au moment où l’on se lève! En plus, les deux derniers étaient des membres du comité…. pour donner le bon exemple, on repassera!

Pas le temps pour le briefing!
On enfile les gants, deux écharpes, le casque; on charge Ramsès… et doucement la saison prend vie dans un fracas hallucinant. Ce qui du coup réveille Cricri et lui fait penser que depuis sa dernière sortie avec nous, le club n’avait pas œuvré dans la discrétion.
Jack gonfle les pectoraux derrière son nouveau nez de cochon arborant un nouveau string où figure fièrement une tête d’aigle… Un rapide coup d’œil en arrière… Tout le monde est à l’affût. Gaz pour le Chapeau de Napoléon!

Après quelques kilomètres, on se dit que cette journée s’annonce plutôt bien!
La colonne s’étire dans les lacets, le rythme est bon, ça balance à gauche, ça balance à droite… ha merde, ça balance plus… qu’est-ce qu’il fout… il part dangereusement sur la bas côté…. il s’arrête… câble de gaz cassé! On stoppe le troupeau… et l’on tente un bricolage. On démonte, on démonte… jusque-là, ça va. Bon, maintenant faut remonter…. là ça se complique. Le câble a pété juste où il ne fallait pas… impossible d’inverser les deux câbles de gaz… l’option TCS avec remorque sera finalement la seule solution!
Le gros de la troupe part pour le bistro, le Security fait son job, et tout le monde se retrouvera peu de temps après au restaurant.

Ours qui démarre en tant qu’Activity a d’emblée pris un risque: il a trouvé le bistro parfait pour sa première sortie! Maintenant, l’on attend que mieux pour la suite de la saison….

On règle la note en buvant le café car notre Road Captain, qui jusque là avait réussi a tenir son planning malgrès les différentes tentatives de stabilisation, avait bien décidé d’arriver à l’heure au Coyotte pour le dernier verre, car certains membres n’ayant pas pu prendre part à la sortie nous y attendaient.

Cela fait plaisir de savoir que l’on retrouvera toujours des copains au Coyotte!

Comme visiblement tout se passait bien, et que plus personne n’avait décidé de mettre la pression et suivait un bon rythme, notre Road Captain a tenté de se piéger lui-même! Qu’a cela ne tienne, nous sommes arrivés à l’heure au Coyotte!
JC



Shopping à Thun
Samedi 30 AVRIL

Pour notre traditionnelle virée shopping de début de saison, nous nous sommes orientés sur Thoune; certes, plus vraiment une nouvelle concession du fait qu’elle a ouvert en 2009, mais nous n’avions encore jamais eu l’occasion de nous y arrêter.

Cette une petite équipe qui enfourche dans la fraîcheur matinale leurs motos pour la grimpée du Jaun; route toujours aussi sympa pour se rendre dans ce petit coin de Suisse où l’on ne parle pas comme nous. Une halte au sommet, non pas que nous étions déjà fatigués, mais une envie de quiétude semblait générale ce jour-là. Cela nous change, une virée avec pas trop de kilomètres, sans avoir le nez dans le guidon, où l’on prend le temps de refaire le monde de table en table… On ne rêvasse pas trop longtemps, le bistro est réservé, on pourra reprendre la discussion où on l’a laissé dans quelques kilomètres.

A l’arrivée sur Thoune, le Road Captain cède sa place à l’Ours, non pas pour faire peur aux badauds, mais il est muni d’un GPS et ayant réservé le troquet, au vu de l’enchevêtrement de routes possibles pour nous y emmener, cela paraissait plus sage. Bon, cela ne nous a pas empêché de s’arrêter au bistro d’à côté où le sympathique tôlier a vu arriver et repartir une quinzaine d’assiettes… C’est dans le magnifique ranch du Dream Valley que nous avons pu déguster le «Bio-Säuli Steak». Le repas c’est déroulé dans un timing parfait dû fait que nous avons pris les cafés avec la fin de la première averse. Bon les gars, on va quant même redescendre à la concession avant qu’elle ferme!

Arrivée chez Franky, tête connue pour les anciens, ayant œuvré avant d’ouvrir sa concession de nombreuses années chez Harley Suisse; c’est un accueil chaleureux qui nous attendait! Pas grand chose à dire sur la concession, si ce n’est qu’elle dénote – à mon sens du moins – des autres concessions en Suisse: un show-room spacieux et une atmosphère chaleureuse, mais surtout trônent de nombreuses préparations avec une qualité et une finition que l’on a plus tendance à voir chez des préparateurs que dans le circuit officiel. Les puristes s’y retrouveront tout de même, tous les grands classiques y sont et la zone «fashion» est elle aussi bien achalandée. Il n’en fallait pas plus pour que, très vite, tout le monde y trouve son bonheur! Certains commandent quelques accessoires, certains profitent de revoir au complet leur concept de bagage, on a même vu le malheureux vendeur désolé de n’avoir pas plus de trois modèles de sacoche en stock et devoir envoyer par la poste dès la commande reçue… Vous l’aurez compris, la virée shopping n’était pas une excuse, les cartes de crédit ont réellement chauffé, mais quant même de manière raisonnable tout tenait sur les portes bagage pour rentrer! D’ailleurs, la seconde averse de la journée se préparait, il ne fallait pas trop tarder à retourner dans notre petit coin de Suisse où l’on parle comme nous ;-)

Certains décident de déjà mettre la combi-pluie… Les plus optimistes démarrent sans… pour s’arrêter une dizaine de minutes plus tard sous la pluie… Il fallait bien que l’on se la prenne aujourd’hui, pas grave, il en faut beaucoup plus pour atteindre le moral des troupes! Quelques kilomètres plus tard, la route s’assèche, on roule encore un bout pour bien sécher les combis, et l’on s’arrête pour un dernier verre à La Roche avant de se séparer sous un ciel qui redevient menaçant.
JC



Euro Festival Grimaud
Du 8 au 15 MAI

Mercredi 11 mai, 07.00 au restoroute de La Côte, 4 "prospects" de l’Euro Festival ont rendez-vous pour descendre dans le Sud.
Bon, ce n’est pas l’organisation des Road Captains du WSRC, les moteurs ne tournent pas à 07.00 pile et c’est finalement vers 07.45 que nous nous mettons en branle, direction Bardonnex où nous avons rendez-vous avec Le Tam (grand habitué de Grimaud) et hop, autoroute direction Chambéry (où nous prenons avec nous Stéphane Lafrance, ami du Tam), puis Grenoble.

6 bécanes par la route Napoléon, température agréable, paysages magnifiques, donc en principe, 6 motos à Grimaud…, et bien non !
A quelques 75km du camping des "Prairies de la Mer", notre Tam national nous en fait une…, il pète son câble d’embrayage !!!, nous obligeant à un arrêt de longue durée, en plein terrain militaire, sans une goutte à boire, sous une chaleur moite, avec la flotte à moins de 10km derrière nous.
Embarquement de sa Deuce antédiluvienne dans le camion d’assistance, répartition de ses bagages et prise en charge de son pilote sur la brêle de Serge, la seule équipée pour accueillir un passager.
Ce n’est qu’aux alentours de 20.00 que nous pointons le museau au camping où Danièle nous accueille chaleureusement. Cette fois, nous y sommes, on est dedans.

Les "vieux" (ceux qui en sont à leur 5ème édition) sont là. Accueil, bisous par-ci-par-là, poignée de main virile, briefing de l’organisation de la "cantine du West", on se rend compte en moins de temps qu’il faut pour l’écrire, comment fonctionne l’Euro Festival à la sauce WSRC, ça promet et cela ne va pas être triste.
Grillades, salades, pastis, coup de rosé, visite des bars sur la plage, un peu fatigués, à 01.30, retour au mobilhome pour un sommeil profond et réparateur, en vue du week-end chargé qui nous attend.
Jeudi 12 mai, 09.00, tous les inscrits pour St-Paul-de-Vence sont là – soit le 100% des présents du WSRC dans le Sud, frais comme des roses sous la rosée matinale (y’en a pas, il fait sec). Moteur et let’s go direction l’arrière-pays varois. Petites routes sinueuses, cols et fond de vallées, cadence soutenue pour arriver à l’heure sur notre lieu de rendez-vous au Mas d’Artigny où nous attend notre hôtesse Béa. Ce jour-là, notre Road Captain est Nunu, qui a certainement oublié que sur l’une des bécanes du convoi, il y a le Tam en passager, avec ses 1.95m, genoux sous les aisselles du pilote et coup de "bâton" dans les reins de ce dernier à chaque freinage.
Arrivé en avance (organisation WSRC et non pas des "prospects"), l’accueil sur ce site remarquable est digne de Béa, la classe. Apéritif provençal, dîner entrée - plat principal et dessert, accompagné d’un petit rosé du coin, photos souvenirs et nous revoilà reparti pour La Côte, via Grasse et Cannes, guidés par notre ami Chuck. Traversée de La Croisette pendant le Festival, ce n’est pas triste. A défaut de se mettre une star ou starlette dans l’objectif, les touristes et autres paparazzis du dimanche s’en donnent à cœur joie sur notre groupe : photos ici, bonjour là, petit film sur nos bécanes qui surchauffent, quelques vrombissements d’échappement, tout le monde semble très content de voir ces p’tits suisses.

La route côtière est de toute beauté, roche rouge, vue plongeante sur la grande bleue, virages serrés, petits villages sympas et retour au camping, tous un peu à plat.
Tiens, nous voyons l’Ours et Maeva qui se pointent, eux qui sont arrivés dans la journée, les yeux encore tout collés de la sieste de l’après-midi…
Après l’apéritif offert par Ludivine, nous prenons le repas en commun, comme à chaque fois préparé avec amour par Christiane, Sylvie, Danièle et Isabelle, tandis que nos grilleurs s’affèrent à leurs viandes, les autres se glandent à boire des coups en attendant la pitance.
Puis, comme si des énergies nouvelles venues de nulle part entrent en nous, nous nous déplaçons sur les sites de la fête, concerts sur la plage, bières et autres alcools aux bars, nous, "prospects", essayons de suivre la cadence, mais las, nous abdiquons aux alentours de 02h30 de mat’ pour rentrer au mobilhome. Trouvant que le camping paraît un peu calme en ce vendredi matin, je ne sais plus qui décide de mettre en route sa brêle, histoire de marquer notre territoire (les lions pissent partout, nous faisons du bruit), puis cette fois, au lit.
Vendredi 13 mai, chacun s’extrait de son lit comme il peut, prend sa douche pour se remettre les idées en place, si dirige au p’tit déj’ et attends les instructions pour un run à la concession Harley de Fréjus qui ne se trouve pas à Fréjus. Moteur, visite de courtoisie, petite bouffe dans un resto sympa de Roquebrune-sur-Argens et retour au camping pour tout le monde, sauf pour les "prospects" qui s’en vont à St-Tropez.
St-Trop’, son port, ses yachts, ses mimis refaites des pieds à la tête, ses petites ruelles dans le vieux-village, enfin bref, son charme. Une petite visite chez Céline (la boutique du coin pour acheter Le t-shirt souvenir), une petite pisse à 5€ sur la terrasse du port pour reluquer les filles et retour à Port-Grimaud en 15mn, faut pas exagérer quand même, on n’est pas des sauvages.
Le t-shirt en question, acheté par nous quatre chez Céline est… disons rigolo et fait beaucoup parler de lui (voir les photos affichées sur le site).

Comme la veille, nous, les "prospects", sommes comme à l’hôtel : encore quelque chose à manger, tu as assez dans ton verre, tu dis si il manque quelque chose – le paradis.
Je ne sais pas si c’est l’atmosphère particulière qui règne au sein du WSRC ou parce que l’on est vendredi 13, tous se dirigent aux emplacements habituels sur le front de mer, l’air plutôt joyeux et prêt à en découdre avec une nuit qui sera longue et mémorable. Et je t’offre une bière, et j’en ai deux dans les mains (la bière, pas autre chose…), un Jack Daniel’s ici, un Bacardi là, des fou-rires aux larmes, toujours est-il que les heures passent, que les bars ferment et qu’il est 05h15 du mat’, qu’il faut rentrer. La nuit est calme, trop calme, alors deux allumés des "prospects" mettent en route leur bécane et s’en vont faire un petit tour de camping, histoire de prendre l’air frais.
Samedi 14, réveil serein pour certains, la tête dans le cul pour d’autres. Quelques commentaires sur les "2 TdC" qui ont mis en route leur brêle à 05h30, tartines et café noir et, il fait déjà chaud, très chaud. Tout le monde est quelque peu avachi, pas trop d’envie de bouger. L’occasion rêvée de faire du shopping dans les multiples stands, de se prélasser sur la plage, de ne rien faire, en fait, les vacances.
Beaucoup d’entre nous rentrent le lendemain, alors chacun fait son plan de retour : par exemple, nous les "prospects", affirmons que nous serons au lit à 00.00, frais et dispo pour le dimanche (si nous avions été à l’armée, on aurait ramassé 15 jours dedans !).
Dimanche 15, c’est terminé, la fête est finie, le staff Harley démonte les stands et les bâches, on se boit un petit café, Ludivine vient nous dire au revoir à l’année prochaine, il règne comme une atmosphère de nostalgie, alors que nous sommes encore sur place. Mais bon, faut rentrer dans nos pénates, le mistral souffle et va nous accompagner jusqu’au bas du Col de la Croix-Haute, puis se sera la flotte pour traverser Grenoble, le temps gris et froid jusqu’à la maison, comme si quelque chose nous disait, fallait pas partir.
Mais certains d’une chose, nous serons présents en 2012, mobilhome 3220.
Serge

p.s. Je passe volontairement sur les délires de Nunu vis-à-vis du Tam et des fou-rire qui s’en sont suivis. Ce ne pas des choses qui peuvent être lues par tout-à-chacun, question de sécurité de notre ami Le Tam…. et par les P.C. (chacun comprend la définition de P.C.) avortés de notre ami Yanick, il vous racontera de vive voix.



Gouffre de Poudrey
Dimanche 22 MAI

Afin de renouer avec la tradition, c’est à la Plage à Yverdon que l’on se retrouve pour le départ. Après une longue absence, il est heureux de constater que le service s’est nettement amélioré; nous allons donc certainement y retourner.

Les tables se remplissent gentiment, il y a bien du monde ce matin, certains prennent les paris sur la météo, d’autres se remémorent l’Euro Festival… Tout passe très vite et il est l’heure de partir pour le Gouffre du Poudrey!

Rapide changement sur le programme – ce n’est pas que l’on a tendance à faire confiance aux météorologues, mais comme ils annoncent de la grêle sur le Jura – on va s’éviter les pires routes pour le retour. On quitte Yverdon direction la Vallée de la Loue où visiblement le sale temps nous avait précédé: route mouillée par endroits, et surtout une bonne partie de la montagne se trouvait sur la route! C’est donc un slalom spécial digne d’un combiné nordique que nous avons pu pratiquer. Une petite pose clope avec ce point de vue impressionnant sur la vallée et le timing commence a être séré. On s’envoie les derniers kilomètres pour rapidement aller s’enfoncer au fond du gouffre qui s’est révélé être une bonne surprise! Descente vertigineuse tant en dénivelé qu’en température… à peine 6 degrés en bas… dommage qu’ils n’avaient pas prévus, les bières auraient été fraîches! Un petit spectacle son et lumières nous relatant quelques fables locales, et les explications du spéléo nous donnaient un petit air de vacances. Il est vrai que sur ce coup-là nous avons un peu joué les touristes, et cela n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Il va falloir penser à remonter… là on constate – sans surprise – que nous n’avons pas un grand nombre de sportif dans nos rangs… c’est les poumons aux bords des lèvres que nous passons la 256ème marche et que nous nous dirigeons sur le restaurant juste à côté pour aller faire la fête à Saturnin.

Petit apéro sur la terrasse pendant que le chef s’affère à enlever les dernières plumes et l’on passe à table, en profitant de passer un bon moment du fait qu’il n’était pas prévu de faire beaucoup de kilomètres ce jour-là. Mais voilà, le ciel devient tout de même menaçant…. Nous décidons donc d’accélérer le mouvement et la colonne reprend forme direction Yverdon pour un dernier verre au Coyote.
JC



Derborence
Dimanche 29 MAI

Derborence: c’est où, c’est quoi et pourquoi une virée motos là-bas ?
Derborence se situe dans le Valais central, quelques kilomètres avant Sion et environ 17 kilomètres de grimpée dans l’une des plus belles régions du Valais.
Derborence est surtout un lieu chargé de tragédies qui commencèrent en 1714. En ce dimanche 23 septembre 1714, entre 14.00 et 15.00, la partie ouest du massif des Diablerets s’écroule sur l’alpe de Fricaut et l’alpe de Zeveillie, causant la mort de 15 personnes de tous âges et plus de 100 têtes de bétail.

35 ans plus tard, la tête de Barme, déstabilisée par le 1er éboulement, se décroche le 23 juin 1749 formant un gigantesque éboulis d’environ 50 millions de m3 et donnant ainsi naissance au lac de Derborence, le plus jeune lac naturel d’Europe.

Dimanche 29 mai 2011, nous sommes un dizaine de bécanes au rendez-vous habituel de Servion. La journée s’annonce radieuse malgré la fraîcheur matinale.
Sous la conduite de Jack, notre petit convoi s’élance à travers la campagne fribourgo-vaudoise en direction de Châtel-St-Denis, Vevey et la Riviera pour entrer dans le Chablais vaudois par la route cantonale et prendre au passage Michel et Josianne.

C’est par les petites routes bucoliques, traversant les charmants villages tels que Fully, Saillon, Leytron, Chamoson, Ardon et Veytroz que nous arrivons au Pont-de-la-Morge, là où les choses sérieuses commencent.
Jusqu’au village d’Aven, rien à redire: la route est belle à travers les vignobles et offre de magnifiques dégagements sur la plaine du Rhône. Puis, c’est le resserrement, fini de grimper en quinconce, la route devient sinueuse, très étroite en s’engageant dans cette vallée sauvage. C’est donc naturellement que nous nous mettons en file indienne pour nous aventurer dans une spectaculaire série de tunnels et de virages taillés à même la roche, dans cet impressionnant sillon paraissant suspendu au flanc de la montagne.

Puis c’est le dégagement, la vallée s’écarte sur un cirque montagneux de toute beauté, la roche d’ardoise fait place à une végétation alpine dans laquelle poussent les mélèzes et arolles, là où les torrents laissent éclater la puissance de leurs eaux, là où c’est joué le drame de 1714.
Pause resto "Au Godet" histoire de combler leur creux de l’estomac, de blablater avec de purs valaisans et retour sur les motos pour se rendre au lieu-dit de Derborence où se situe le fameux lac.

Chacun se laisse charmer par ces impressionnantes falaises qui culminent à près de 3’000m d’altitude, de commenter le travail de l’homme pour ouvrir cet alpage, de s’interroger sur la catastrophe, de se remémorer le livre de C.-F Ramuz ou encore le film de Francis Reusser qui retrace la vie à l’alpage au moment de cette triste journée du 23 septembre 1714.
Le retour se fait par le même chemin jusqu’à notre point de dislocation au centre d’Aigle où chacun rentre chez lui par le parcours de son choix.

Pourquoi se rendre là-bas ? parce que lorsqu’on y est, on ressent au fond de soi quelque chose de particulier, parce que l’on peut se rendre compte que, finalement, on n’est pas grand-chose face à la montagne....
Serge



Run des Châteaux
Du 11 au 13 JUIN

Notre périple débutât vers les 6:30 à la douane de Vallorbe avec l’arrivée un peu stressée de Marcel qui, comme un vrai biker, s’était levé du pied gauche et n’avait ni pognon ni papiers d’identité!

Notre groupe d’une trentaine de bécanes se mit donc en route avec Freddy comme road captain, direction Clamecy on l’on fut reçu par le comité d’accueil de BRC, c'est-à-dire avec boissons et cerises du jardin de notre, enfin de leur, Freddy. Pause miam à Bitry avec un sympa "colombo de porc" et notre premier «santé» du weekend. Après le «MOTEUR» de vous savez qui, direction notre premier château à St-Sauveur-en-Puisaye; il serait plus juste de parler de faux vieux château de Guédelon étant donné que celui-ci est en construction depuis peu. Intéressant de voir cela en «live*» même si cela n’avance pas très rapidement; il faut dire, qu’à l’époque, ils avaient le temps…
Les différents corps de métier sont représentés par les artisans de France qui sont les meilleurs dans leur art: tailleur de pierre, forgeron, charpentier etc. Quelques bébêtes dont de sympathiques cochons me rappellent quelques têtes déjà vues à Grimaud.

On fonce, direction la chèvrerie tout en croisant sur notre route, un autre château: la centrale nucléaire de Neuvy-sur-Loire. A l’exploitation nous recevons d’intéressantes explications du boss avant d’aller voir les… poules!
Dégustation de fromage frais du jour, de crottins* de 12 jours et de crottins secs.

Avec «un peu» de retard sur l’horaire, direction le Novotel de Bourges où nous prenons nos quartiers en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, une petite douche avec de l’eau en poudre et vroum, on embraye vers un resto de routiers (mais où sont-ils?) avec au menu, buffet froid à gogo avant la «yiande». Quelques bouchées et verres plus tard, l’on commence à sentir la fatigue avec le derrière tanné et pour certains, les 2 yeux dans le même trou. Notre ami le Tam aimerait bien partir mais il ne connait pas la route du retour et avec son GPS «collector» laissé à l’hôtel, il est bon pour patienter un brin*, mais nous arriverons tous au dodo center.

Le lendemain, après une nuit plus ou moins salvatrice (y’en a qui ronfle en tabarnak*) départ, euh! «moteur» direction le fameux château de Chenonceau qui se trouve tout près de La Croix-en-Touraine; sur le chemin nous croisons le village d’adoption du célèbre Johnny Hallyday*, le bien nommé Bourré; non, cela ne s’invente pas et il est aussi connu plus sérieusement pour ses habitations troglodytes. La visite du château s’effectue en petit groupe ou seul selon les envies et affinités de chacun. Le site est grand et cette construction sur le Cher est vraiment romantique et cela, malgré le nombre assez impressionnant de visiteurs. Une p’tite binch* ou bien de la flotte à côté de la camionnette de soutien et nous revoilà en route vers Valençay, où nous avons «l’honneur» de stationner nos montures juste en face de son château et à ce moment, on se demande bien qu’est-ce qui nous attend, visite du château ou bien croquer quelque chose! Vanessa a tôt fait de couper court a nos spéculations: séance photo avec pour fond le ch…., bon vous savez de quoi je parle. Une photo, deux photos, trois, pfff bientôt fini bord…! Eh bien non car lorsque nous nous apprêtons à nous diriger vers le bistrot, notre impayable Tam (Thierry itou*) veut nous prendre par derrière… en photo je veux dire! Au bistrot la Princesse Dino (comme le brontosaure dans les Flintstones*), un excellent bœuf Bourguigon nous attend de même que de sympathiques sommelières (j’ai le droit à mon opinion, oui!) et une petite tartelette aux fraises pour compléter le tout.

Hop, on lève le camp avec Freddy en tête accompagné du «p’tit homme» avec son perfecto «Caliméro»; Romain fait le nécessaire avec efficacité afin de rendre notre progression plus facile vers notre destination.

Le temps de souffler une trentaine de minutes à l’hôtel et nous revoilà sur la route mais en autobus cette fois-ci en direction la cave de d’Hippolyte Reverdy à Sancerre avec dégustation du vin du même nom et pour certains, le fameux «baptême Sancerrois». Certificats à l’appui, nous nous dirigeons vers le lieu de notre dernier repas à Bourges. Dans le bus la vente de billets de tombola bat son plein tout comme les bouteilles de Sancerre qui se vident à vitesse grand V grâce à notre hôtesse Isabelle qui fait preuve d’un sens de l’équilibre remarquable. L’apéro sur notre lieu de «gavage» prend fin brusquement lorsque le T…m* se prend une gambette* dans le pied de table! On soupe, on dîne selon l’origine, on boit, on papote le tout accompagné de bon blues et au mi-repas, c’est la tombola qui commence avec comme cerise sur le gâteau un 95D à gagner…
Une partie des prix sont tirés au sort par d’innocents bambins et le repas continu jusqu'à son terme accompagné cette fois du rock des «Inutiles». C’est le retour de la tombola et un certain Y.B. rafle 7 prix (désolé Fernanda pour le magnum de rosé…) mais pas le fameux 95D qui reviendra (le chanceux) à Christian, qui aura peut-être du mal à expliquer à qui de droit, qu’est qu’il foutait avec un soutif et petite culotte dans son bagage de biker!

Perso., j’ai à peine commencé le Jack (un verre, quel misère) que notre bus est déjà dans le starting block pour le retour à l’hôtel. Certains dont mon ami de chambrée rentreront beaucoup plus tard et dans un autre état que nous; merci Nunu pour les boules Quiès.

Lundi matin, levés un peu plus tard, petit-déj’ et départ vers la cathédrale de Bourges seule station service ouverte ce lundi de Pentecôte dans Bourges; merci Ludovic pour ton aide car on aurait tourné en rond pendant fort longtemps. Avant le ravitaillement nous avons fait nos adieux à nos amis du Berry «présents», c’est à dire aux 2 charmantes sœurs Sandrine et Mag, le mari de cette dernière et un accompagnateur fort sympathique.
A la station après les adieux à Ludovic, notre équipe se sépare en 2 groupes (les autoroutes et les autres) et après les bye bye d’usage nous mettons les gaz vers la Suisse. This is the End (The Doors)
Un tout grand merci à tous les membres du Berry Chapter, à tous ceux et celles qui ont permis la réalisation de ce superbe weekend.


*Lexique:
Live: en direct
Crottin: sorte de fromage en forme de crotte…
Brin: un peu
Tabarnak: juron québécois qui vient de tabernacle mais le sens ici est beaucoup
Johnny Hallyday: connais pas…
Binch: bière
Itou: aussi
Flintstones: dessin animé de Hanna-Barbera connu aussi sous les nom des Pierres à Feu, bien avant Bob l’éponge Vanessa!
T…m: …a…
Gambette: jambe

Yanick, révision par Serge.



Village Rond
Dimanche 19 JUIN

Les week-ends se suivent mais ne se ressemblent pas… quoi que… quelques points communs tout de même.
Nous repartons pour la France et à nouveau avec une météo quelque peu capricieuse.
Nous arrivons aux portes de l’été et nous roulons toujours avec la veste d’hiver…
C’est une petite équipe qui se met en place au restoroute de la Côte en direction du Village Rond; drôle d’idée…
Nous démarrons par l’autoroute, choix stratégique, beaucoup de kilomètre pour voir la petite cité et des routes très sinueuses sur la fin nous rendaient la mission impossible sans cette option. On enfile quelques cols, route défoncée et gravier… si l’on n’avait pas consulté la liste de présence, nous aurions pu parier que c’était Nicolet le Road Captain! Mais aucun doute, la petite équipe frotte les cales pieds dans les virages, c’est donc bien Denis qui ouvre!

Nous arrivons à Oncieu, petit village d’environ une centaine d’habitants avec une seule route qui fait le tour d’un champ. Malgré le fait que nous étions une petite équipe, nous n’avons pas passé inaperçu… d’autant plus que l’on a réussi à se perdre – et là on est proche d’un record, se perdre avec une seule route, il fallait être organisé!

La ripaille tient ses promesses, voir même plus; on déguste les vins locaux, mais il est temps de penser au retour car il y a encore de la belle route au programme.

Nous rejoignons la Suisse par l’autoroute après avoir fait une belle boucle sur le territoire français. Au final, une belle surprise: pas mal de kilomètres, sans pluie, et la découverte d’un village atypique.
JC



Run en faveur de CAP-CONTACT
Samedi 25 JUIN

Pour le premier départ au nouveau GNV, nous avons presque rempli le parking! L’occasion d’inaugurer les nouveaux locaux s’est fait attendre, mais cette année nous avons pas mal de départs matinaux. Donc, c’est autour d’une grande table où l’apéro trône que la petite équipe du West se rassemble avant de partir pour une petite heure de route afin de se rendre à Nyon pour une fin de journée consacrée à l’association Cap Contact.

Au programme: promenade de badeaux en tout genre – je ne sais pas si l’on a eu tous les genres, mais il y avait du spécial…. Certains d’entre nous on faillit se marier sur place – je crois même que sans notre intervention, nous ne serions pas passé loin du viol… Vous l’aurez compris, l’accueil était chaleureux, voir chaud. Je ne pensai pas que certains de nos membres avaient des groupies…. On recadre un peu le tout car l’on est tout de même venu là pour bosser et la fille d’attente présage que l’on va tourner un petit bout de temps. Les runs s’enchaînent à un rythme effréné, quelques touristes, quelques membres de l’association, mais aussi – heureusement – quelques handicapés ont pu prendre place sur nos montures.

Après une petite pause, l’on constate que certaines personnes reviennent pour un deuxième tour et ma fois, force est d’avouer que sans ces courageux ou généreux donateurs, nous allions vite nous trouver au chômage. Car effectivement si l’affluence du départ était euphorisante, malheureusement la manifestation n’attira que peu de personne. Dommage, il faisait beau au bord du lac, la paella était délicieuse, et les groupes qui s’enchaînaient étaient d’un bon niveau. Il est toujours triste de constater que les récoltes des fonds ne mobilisent pas plus, même si de nombreux sponsors ont visiblement fait avancer la cause. De notre côté, nous avons pu apporter notre modeste contribution et, au final, c’est le plus important!
JC

Cap Contact

Bilan Festival 2011 / PDF


Run & filets de perches
Samedi 2 JUILLET

Cela faisait quelques années que nous ne l’avions plus fait, c’est donc une joyeuse équipe qui était au départ en ce beau dimanche de juillet (bien que frisquet) chez GNV (hé oui, c’est tout ou rien) pour un petit run par monts et par vaux de notre beau pays pour rejoindre le port de Territet où nous attendaient les filets de perches.

Une petite balade pas très originale mais toujours appréciée, surtout pour le coup d’œil….

Enfin, reprenons les choses dans le bon ordre….

Départ d’Yverdon par les petites routes de campagne pour rejoindre Bulle, avec les dépassements du jour: les tracteurs! Hé oui, il y en a qui travaille pendant que d’autres se font plaisir…. Bulle… Petite grimpette bouchonnée jusqu’aux Moulins… Dépassements… Accélérations…. Dépassements… Feux rouges…. Dépassements…. Accélérations… Glouglou à La Lécherette! Ouf, on y est arrivé, mais c’est pas aujourd’hui que l’on aura battu notre record. Bon, c’est pas tout, mais y’en a un qui nous attends pour l’apéro surprise…. On décide quant même de passer par l’Hongrin malgré le retard sur le planning, mais le fameux coup d’œil sur le Lac au bout de la route des ponts par un aussi beau temps en vaut vraiment la peine. On admire… mais pas trop longtemps, on est un peu «juste – juste» avec l’heure de passage dans les tunnels! Allez, je prends mon courage à deux mains, et je me lance à la suite de Denis et Carole qui me sème après deux virages…. Bon, j’ai compris, je vais me la faire «à la cool», «zen»: je laisse tout le monde me dépasser et garde juste mon homme derrière moi, au cas où! Au final, les cigarettes n’étaient même pas fumées à moitié lorsque l’on rejoint tout le monde à Yvorne… C’est sûr, j’ai encore des progrès à faire! Ne nous endormons pas, l’apéro nous attend… direction Vouvry où JMS-Création nous reçoit et nous fait découvrir son petit monde. Cela permet de mettre un visage – et un prénom, Jean-Marc – à tous ceux qui le suivaient sur Facebook! Après visite de l’atelier, un petit glou-glou, un petit pipi, une petite discussion, notre estomac nous rappel le but de notre virée du jour: le souper! Direction la Riviera et le port de Territet pour la Fête du Sauvetage organisée pas la sympathique société de sauvetage, maîtres des lieux pour le week-end. La place est réservée, tant pour les motos que pour les hommes (pour mémo, selon le Larousse: «homme - nom masculin (latin homo, -inis): Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles, etc.»). Nous nous installons, la bière coule à flot, le soleil brille, l’on mange, l’on bavarde… le soleil se couche… la vie est belle!
Isa

JMS Creation
La Dame du Lac



Les Médiévalles
Du 9 au 10 JUILLET

Encore une fois, on se trouve pour le départ chez GNV, cette fois ci de bon matin ce qui nous a permis de déguster les croissants yverdonnois et de s’installer au soleil. Bien installés, et pour longtemps… car très vite le téléphone sonne, Thierry est en rade avec sa bécane! Ce qu’il y a de bien avec notre Vice-President, c’est qu’à lui tout seul il fait perdurer le mythe Harley: bientôt en panne à chaque sortie. Nous décidons de ne pas l’abandonner, Bastien opère, une heure après nous sommes prêts pour partir pour St-Ursanne.

Jack ouvre la route, petit run très sympa à travers le Jura en passant par La Brévine. Le trajet se fera en une traite, tout le petit monde roule bien. On n’est pas nombreux pour cette sortie du week-end, certains sont parti pour Lugano, d’autres sont en vacances; pas grave, le team est de qualité.

Nous arrivons directement sur le site et entamons la chasse aux bars. Nous décidons de nous séparer afin de trouver plus facilement des places à table pour faire ripaille, car midi avait sonné depuis quelque temps déjà. Donc quartier libre dans ce village retourné à l’époque médiévale dans une ambiance bon enfant des plus agréable. Seul petit bémol, le ciel s’assombrit sérieusement et très vite l’orage envahit les lieux. A peine le temps de bâcher les bagages que l’orage semble passer; effectivement, 20 minutes plus tard cela se confirme, la chaleur est étouffante! On visite, on visite… on s’intéresse aux artisans… mais surtout on essaye tant bien que mal de se frayer un chemin parmi les 55'000 personnes qui ont fait le déplacement pour le week-end, mais cela reste supportable et l’on reviendra assurément.

Mais voilà que très vite nous arrivons à l’heure du rendez-vous pour rejoindre Réclère. Cette fois ci, pas de soucis, Thierry démarre, profitons-en; direction la France pour une petite boucle avant de repasser en Suisse et tirer la béquille devant l’hôtel à 100m de la frontière. On prend nos quartiers, certains directement dans l’hôtel, d’autres dans les bungalows proches, et comme visiblement tout le monde a plus envie de se faire une petite soirée tranquille que de redescendre sur le site, nous squattons la terrasse avant de nous replier sous la véranda pour le souper. Soirée de franches rigolades qui nous a tenu éveillés jusqu’à tard….. Le rendez-vous pour le petit-déj étant fixé pour 9h30, la grâce matinée au West on est pas habitué!

Réveil douloureux… ho, on avait pas bu tant que cela, mais en ouvrant les yeux tout paraît brumeux. C’est confirmé, les météorologues ne s’étaient pas trompés, profitant de notre sommeil, la météo a fait un virage à 180 degrés. Fait pas chaud… ça pleut tout ce que ça peu… au fait, chef, c’est quoi le programme? Visite du parc, t’as dit? Non, j’crois pas, finalement on va se contenter de la grotte! Kevin fait un peu la gueule, mais comme il a bon caractère (pas comme son père….), cela ne dure pas longtemps. Donc tout le monde part pour la grotte… ça été facile, 20 mètres à parcourir, et une fois dedans finalement il fait aussi chaud que dehors: 7 degrés toute l’année, on a pas idée! Bon, que l’on soit clair, leur grotte c’est un gouffre, on l’a appris en début de saison. Qu’on soit clair aussi, l’accent du guide ne vient pas de Porrentruy! Mais cela ne gâche pas la visite, bien au contraire – le pauvre aura certainement eu son groupe le plus discipliné de la saison. Faut dire qu’il nous avait cherché dès l’entrée en nous disant qu’on pouvait lui poser toutes les questions que l’on voulait…. Nous avons pu admirer les stalagmites, les stalactites, et trois crevettes (sic)… mais nous avons aussi appris qu’un compatriote de notre guide n’était pas le premier à avoir imaginé faire du savon avec des os… Mais ceci est une autre histoire qui ne doit pas sortir du gouffre de Réclère!

Après la visite, c’est tout naturellement vers le bar que l’on s’est tous retrouvé pour un apéro. Certains partent au Montreux Jazz Festival sous des trombes d’eau… d’autres les regardent partir à travers les vitres embuées, mais ne rigolent pas, bientôt leur tour viendra!
JC

Les Médiévales de St-Ursanne
Prehisto Parc et grotte de Réclère


Morzine
Samedi 16 JUILLET

En cette belle et fraîche matinée de la mi-juillet, nous étions 9 brêles au rendez-vous (enfin pas tout-à-fait, puisque Yannick qui habite depuis plus de 20 ans en Suisse romande est complètement perdu lorsqu’il y a des travaux avec déviation), et inclus les "Broutes 69 – Grimaud Prospect" au complet.

De ce fait, nous avons eu le temps de remettre une tournée de cafés avant de prendre la route, direction Monthey où nous avons rendez-vous avec Marcel/Monique et Padina/Fernanda.
Au lieu de 9h30, ce n’est qu’aux alentours des 10h00 que les V-Twins chauffent et roulent par l’itinéraire habituel pour rejoindre le Valais, soit Châtel-St-Denis, Blonay, Montreux où une conductrice du dimanche nous fait poiroter à un feu rouge durant au moins 10mn (eh oui, ça existe encore des conducteurs qui n’ont pas compris qu’il existe des marquages qui font passer le feu du rouge au vert !)
Passés Montreux – Chillon – Villeneuve – Aigle, nous arrivons au point de rencontre où notre convoi s’agrandit de 3 bécanes supplémentaires et c’est tout en douceur que nous nous dirigeons vers le Pas de Morgins, puis la vallée d’Abondance et le col du Corbier.
A partir d’Abondance, Jack, notre road-captain du jour, durcit la cadence et les virages s’enchaînent rapidement, tant à la montée qu’à la descente en direction du Biot, puis tout redevint calme jusqu’à Morzine.
Morzine où nous attend, avec un large sourire et des yeux pétillants (de bonheur), Danièle et Ritchie, eux qui sont là depuis …, disons le 14 juillet !

Parcage serré de nos engins, la place manque, les bikers qui ne cessent d’arriver et direction le restaurant.
C’est en prenant place sur la terrasse, sous un soleil radieux et après avoir posé nos vestes sur le dossier des chaises que nous constatons, avec horreur, qu’il y a un traître parmi nous. Non, vous ne lisez pas cet article à l’envers, il y a bien un traître parmi nous et ce n’est pas Robin l’invité du jour qui est en cause, mais bien un membre du West…
Lorsque j’écris dans le premier paragraphe que les "Broutes 69 – Grimaud Prospect" sont présents, c’est exact, mais quand l’un deux ne portent pas le t-shirt officiel, c’est une "offense" à ce sous-sous et sous chapter du WSRC. Cependant, on lui pardonne, ses vacances sont difficiles, la route était barrée, il a fallu faire un détour pour rejoindre Servion et il n’a pas eu le temps de boire son café matinal.
Repas et boissons pris, par petits groupes, le WSRC visite Morzine, les stands et les terrasses, car en cette journée du 16 juillet, il fait très chaud et orageux, un vrai temps de juillet.

L’après-midi passe, on se croise et recroise (tient Sondy est ici !) pour finalement se retrouver au parc vers les 18.30…, que faire ?
une dizaine veulent partir avant la nuit, surtout avant la flotte qui se profile à l’horizon et Status Quo ne les intéresse pas plus que cela…
d’autres veulent rester encore un peu… (deux sont descendus en couple et une heure après, un autre, tout seul…, si, si c’est vrai, on l’a vu sur les berges du Léman avec son casque noir et orange).
et d’autres ne rentrent que le dimanche… sous le déluge.

A noter que, pour ceux qui sont partis, le concert de Status Quo s’est déroulé presque sans une goutte de pluie, dans une ambiance bon enfant.

Serge



Tournez l'AlPage ... Le retour !
Du 31 JUILLET au 1er AOÛT

Comme dans les films d’action, il y a toujours un deuxième opus, nous avons décidé de faire pareil. Notre bergère adorée étant tant plus souvent bloquée dans son chalet d’alpage qu’a pouvoir venir rouler avec nous, c’est avec un énorme plaisir qu’un très grand nombre d’entre nous ont répondu présent à son invitation de célébrer les 720 ans de notre Helvétie dans une ambiance champêtre.

Tout commence par une prise d’assaut de la terrasse du Jura-Simplon de Cossonay. Si si, la terrasse! Nous avons droit à une fenêtre météo favorable, beau et chaud, avec les deux semaines de pluie et de froid que nous venions d’avoir et la suite prévue, cela nous amène très vite à réorganiser un petit peu le programme de l’après-midi. Initialement une ballade dans le village était pressentie du fait qu’une concentration impressionnante de tacots en tout genre étaient là pour fêter les 50 ans de l’automobile club local. Mais tout le monde avait envie de manger du goudron… ç’est donc une petite virée qui s’organise avant la fatidique montée de route carrossable qui devait nous amener au Chalet Devant.

A notre arrivée, tout s’organise très vite. On fait les lits… ce qui se résume à balancer un sac de couchage sur quelques bottes de paille; et l’on attaque l’apéro qui, évidemment, nous demande plus d’attention et nous prend beaucoup plus de temps. L’heure tourne, les trois rôtis aussi…. Ritchie nous montre son savoir-faire en arrosage et alimentation de charbon…. Il tourne, il tourne…. non, pas le rôti, le Ritchie, un vrai moulin! Pour les non-initiés au Ritchie, à part sa Harley et sa Danièle, il a pour autre passion le vol en hélicoptère téléguidé; ce qui nous ramène à le voir tourner comme un hélice entre le poste de responsable grill, alimentation du bûcher extérieur, disque-jockey, barman... décidément ce week-end il aura été sur tous les fronts!

Le soleil arrive à son point de non-retour, nous aussi par la même occasion, mais tout le monde s’accroche tant bien que mal à retarder au maximum l’heure du coucher. A quatre heure du matin, on pousse le vice à attaquer le chili et finalement tout le monde part tenter de grappiller quelques heures de sommeil.

Réveil douloureux autour d’un petit déjeuner, puis - afin de rééquilibrer les niveaux – nous partons pour une petite balade alpestre. Comme chez nous les sportifs se comptent sur les doigts d’une main de manchot, on se pose 500m au dessus de la cabane pour attaquer la gentiane. Pour les non-initiés, la gentiane est une sorte de cochonnerie issue de racines particulièrement prisée dans le Jura qui a le mérite de te fracasser un homme en quelques verres; interdite pendant de nombreuses années en Suisse, s’achetant sous le manteau ou se trouvant dans quelques maisons connues des amateurs, ce breuvage avait un petit arrière goût de prohibition. Puis nous repartons pour le chalet afin de repasser à table avec les restes du chili! L’ambiance est bucolique, ça dort, ça bronze… mais petit à petit la petit troupe repart dans la vallée.

Un week-end encore une fois très réussi, avec un grand coup de chapeau à tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre, car ils étaient plusieurs à avoir travaillés sur plusieurs jours, et surtout un grand merci à Christiane pour son accueil et à Denis pour avoir chapeauté l’organisation.
JC



Rock'Oz'Arènes
Jeudi 4 AOÛT

We are Motörhead… and we play rock’n’roll! Lemmy Kilmister, chanteur et bassiste du groupe fondé par lui-même en 1975 et leader du trio actuel, composé depuis 1996 du guitariste Phil Campbell et du batteur Mikkey Dee, entame toujours ses concerts par cette phrase bien sentie, pour ceux, qui oserait douter du profil rock de leur musique !

Avec son physique de routier américain, bien que citoyen de sa « gracieuse majesté », le Stetson noir enfoncé jusqu’aux yeux, la bacchante abondante prolongée de rouflaquettes non moins fournies, la joue gauche parée de deux grains de beauté aussi gros que des framboises, le tout assorti d’une voix sortie d’une caverne néolithique, Lemmy manie sa basse comme une mitrailleuse lourde et distille un rock agressif et puissant ; le ton est donné, ici pas de place pour la demi-mesure !

Magistralement secondé par Phil Campbell qui nous enchante par des riffs envoûtants puis remis à l’heure du « hard » par le batteur Mikkey Dee qui ne ménage pas sa peine pour canaliser l’enthousiasme d’un public acquis à leur cause, Motörhead a mis le feu aux arènes d’Avenches jeudi 4 août lors du festival Rock’Oz 2011.

Une énorme délégation du WSRC avait fait le déplacement, accompagnée par plus d’une centaine d’autre bikers, venus de toute la romandie.
Le convoi, encadré par la gendarmerie vaudoise, n’est pas passé inaperçu dans les rues de la cité de Marc Aurel et a, comme les années précédentes, squatté les deux côtés de la rue principale dans un ordre presque parfait !

Que l’on soit un inconditionnel ou un nouveau venu sur la planète Motörhead, on ne peut être que bluffé par la prestation de Lemmy et ses deux acolytes, le temps a passé très (trop) vite, dans le chaudron que sont devenues les arènes et l’on aurait bien voulu que ça dure encore longtemps !

We are Motörhead… and we play rock’n’roll! Lemmy le dit aussi à la fin, des fois qu’on l’aurait oublié!
.
Nunu



Tour du Mont-Blanc
Dimanche 14 AOÛT

Les Alpes, suisses ou françaises, la météo…, ces sorties longues distances et hautes altitudes, agendées longtemps à l’avance, sont toujours à mettre au conditionnel. Souvenez-vous l’an dernier, presque jour pour jour, JC-Nicolet avait concocté un run des grands cols (450kms et pique-nique pour ne pas perdre de temps au bistrot) qui fut annulé par manque de neige au-dessous de 1300m!

Cette année, ce run de quelques 450kms a failli ressembler à celui de l’an dernier…, non pas à cause de la neige, mais à cause d’un temps maussade (fortes pluies annoncées dès la matinée dans le sud du massif alpin) et d’une température très basse pour la saison (quelle saison ?).

Toujours est-il qu’un sms nous a averti qu’un plan B était prévu et que le rendez-vous était maintenu à 09.30 au lieu de 08.30.

Un plan B, cela peut être n’importe quoi : "petite virée en Valais central pour se bouffer une raclette ou petite virée sur les rives françaises du Léman pour une assiette de poissons ou encore, salut les gars, bien réveillés ce matin, fait frais hein…, alors on fait quoi ?"

Et non, au WSRC cela ne se passe pas comme ça car on a la chance d’avoir des road captain qui ont du caractère et de l’imagination et au lieu des 450 bornes annoncées pour le run initial, on s’en tapé quand même 300 pour : départ via le col des Mosses, puis bifurcation à droite via le Pillon afin de retrouver le soleil voilé par quelques nuages dans le Simmental et en route pour Interlaken.
Interlaken, ce magnifique bourg sis au pied des fameuses Alpes bernoises, envahis de petits japonais-photographes-amateurs et surtout, la fameuse chaîne américaine nommée Hooters. Hooters et ses belles sommelières venues des pays de l’ex-URSS qui suscitent les commentaires les plus … (pas besoin de commentaires supplémentaires)

Arrivés à Interlaken par la rive sud du lac de Thoune, nous en repartons par la rive nord direction le Gurnigen-Pass et terminer cette belle journée sur la terrasse de l’Unique à La Roche.
Finalement, personne n’a regretté le run initial, le soleil et la température agréable furent de la partie, le paysage suisse comme d’habitude magnifique et les hamburgers de chez Hooters bien meilleurs que ceux de la chaîne mondialement connus et surtout, plus agréablement servis.

Serge



Les trous de l'Emmental
Dimanche 21 AOÛT

Magnifique et chaude journée en perspective pour cette sortie au pays du röchti, comme nous l’avait annoncé Météo Suisse.
Rendez-vous, comme d’hab’, au motel des Fleurs à Servion, une dizaine d’Harley et 12 personnes présentes pour le petit café matinal.

Au moment de se mettre en route, de gros machins noirs font leur apparition dans le ciel, laissant présager un changement de temps. Pas trop rassuré par les propos de Nunu qui n’avait, exceptionnellement, pas pris sa combi pluie, en toute connaissance de cause (et il eut raison) et sachant que le petit convoi allait passer par Bulle, Bugnon et Mme décident de prendre un pull au passage, retardant ainsi le prochain rendez-vous avec Jack et Silvie d’un bon quart d’heure! (et oui, l’un pensait que nous allions passer par le Jaun, donc départ pour la station service au bout du contournement, alors que les autres attendaient à l’autre station service, à l’autre bout du contournement…).

Jonction faite à Bourguillon (Fribourg) avec Jack et Silvie, le run peut enfin démarrer, direction Moosegg, point de vue offrant un très joli panorama sur l’Emmental. C’est par de très jolies petites routes, tantôt en campagne, tantôt en fond de vallées que nous atteignons le village de Signau où nous faisons notre premier stop, sous une chaleur de plomb (plus de 32° à l’ombre), pour admirer l’un des plus imposants édifices bernois construits en bois.

Le plus pénible, dans cette première partie du run ne fut pas le très jolie montée au Moosegg, mais la traversée de l’Aar et de voir tous ces petits canots multicolores occupés par des passagers à moitié à poil voguant sur les eaux calmes, limpides et fraîches, en direction de la Capitale Fédérale. Ca c’est vraiment très dur lorsque l’on cuit sous nos gilets de cuir, vraiment dur dur.

Cette journée est dédiée au pique-nique et pique-nique il y a eu, sous les sapins, presque au frais et seulement dérangé par quelques guêpes qui avaient décidé aussi de squatter les lieux. Cafés – desserts pris au resto du coin, commandes en Schwyzerdütsch (on commande on ne sait quoi et on se reçoit un flan caramel! hein Nunu et Daniel…), puis départ pour le retour dans notre Suisse romande par le col du Gurnigel (celui qui d’habitude on ne passe jamais, mais là, deux fois en 8 jours …, il faut le faire!) et un dernier stop à La Roche, sur la très jolie terrasse de l’Unique, sis les berges du lac de la Gruyère.

Run pas facile et mené de main de maître par Denis qui nous a fait découvrir une très belle région qui contrairement à son fromage, n’est pas aussi trouée que lui.
Merci à toi, Denis.
.
Serge



1st Verber Bike Festival
Samedi 3 SEPTEMBRE

En ce premier samedi de septembre, Météo Suisse nous annonce un temps mitigé pour la journée, avec tendance pluie et orages dans l’après-midi, principalement dans les Alpes valaisannes, voilà le tableau.
C’est en toute connaissance de cause que nous nous élançons à la conquête du Val de Bagnes et de la mythique station de Verbier.

Après avoir récupéré nos amis chablaisiens à Roche, le groupe s’élance sur l’autoroute direction Martigny…, et oui, faut bien essayer de rattraper le retard pris à Servion où nous avons eu la visite surprise et toujours bienvenue de notre ami Freddy.
Sur l’autoroute, ça roule bien jusqu’au feu rouge à l’entrée des tunnels de Saint-Maurice !!!, pour cause d’un car allemand en panne sur le pont traversant le Rhône. Quelle merveille la signalisation routière quant elle fonctionne.
Passé ce petit incident, nous grimpons à bonne allure direction Sembrancher (pas s’embrancher comme pourrait le penser un de nos "Broute 69"), puis Orsières où nous bifurquons direction du Châble.
La route est magnifique, le paysage grandiose, entrecoupé de brumisateurs disposés de façon à arroser autant la route que les champs (est-ce volontaire ou un mauvais réglage, that is the question).
Sortie du Châble, de beaux virages sur environ 10kms et hop, nous voilà au cœur de la station, une des plus huppées de Suisse.
Enfin, quand je dis huppée, c’est par les imposantes constructions à plusieurs millions, par ses résidents dont le budget mensuel pour s’amuser doit être supérieur à la moyenne de nos salaires, par ses boutiques de luxe. Mais quand on s’octroie le statut de station haut-de-gamme, on se doit de refaire son infrastructure routière qui est digne d’un village perdu des Pyrénées. Quelle tristesse de rouler dans ces rues désertiques au bitume défoncé.
Nos amortisseurs ont tenu les chocs, enfin nous arrivons par "La Grande Porte". Et oui, au WSRC, on ne fait rien comme les autres. Alors que les bikers arrivent par en bas du site, nous arrivons à travers les tables et stands.

Que dire de cette première bagnarde: et bien pas grand-chose.
Etant habitués des grandes concentrations Harley, c’est tout petit, compact et comme tout bon valaisan qui se respecte, il y a plus de stands de bouffes et boissons que de stands bikers. Il y a bien une scène, noire et vide. Un DJ qui balance on ne sait quoi, un fakir qui… et des rencontres de connaissances, venues comme nous, par curiosité.
Une fois le tour fait dans un sens, puis dans l’autre, que les nuages annonciateurs de pluie commencent à venir des plus menaçants, que Marcel et Monique soient déjà partis, bon nombre d’entre nous décidons de rentrer, avant le déluge annoncé.
Un petit stop au café de la Cascade à Vernayaz, un au-revoir à samedi prochain et chacun rentre chez soi. Finalement, nous avons bien fait, car la flotte annoncée s’est bien manifestée en fin de journée.

En guise de conclusion, est-ce que l’an prochain, pour la 2ème édition, nous serons de la partie…, pas certain. Mais faut leur laisser une chance de se développer et pourquoi pas, déplacer le cœur de la concentration au centre de Verbier, à méditer.
Serge



Le Moulin
Samedi 10 SEPTEMBRE

Moi, vous me connaissez, faut pas m’en promettre avec la croque! Des: «le week-end paaassééé, nous soooommes allééés dééégusteeer un bœuf mirontoooonnn, aaaaabsolumeeeent déééélicieux! Chez Paoloooo à son aubeeerge de Châââteau Neuuuf»! Ou encore des: «dedieu dedieu, le pavé de wapiti qu’on s’est enfilé avec Simone samedi soir en rentrant du loto, on aurait pu en faire un placet de chaise, et j’te dis pas, rien qu’à l’reluquer, le ya descendait tout seul tellement c’était tendre et ça pour trois ronds six sous»!
Alors, quand notre Sergio, membre éminent des Broute69, pas une référence tout de même, nous a annoncé le «divin du divin» en matière d’entrecôtes et de frites allumettes, mes senseurs se mettent immédiatement en alarme, les voyants passent au rouge et je reste concentré sur l’objectif, tout en essayant de rester objectif justement.

Au départ de La Plage samedi matin à Yverdon, les 14 mangeurs inscrits pestent contre la brume qui les entoure, le réveil matinal et l’arrivée tardive de ceux qui sont arrivés en retard; bref la tension est palpable, le seul moyen de sauver cette journée, c’est que les choses promises se concrétisent et plutôt deux fois qu’une! Sinon …

Serge a le doute et Mimi, sa douce moitié, ne lui est pas d’un grand secours, car ils ont envoyé, les lâches, leur pôvre fille Nara dans un camp de redressement pour tout le week-end et les remords les rongent quelque peu; pas trop! Hein, faut pas exagérer quand même.

Denis, le Road Cap du jour donne le signal du départ et comme promis par MétéoSuisse, le soleil est déjà là, à peine passé Les Tuileries de Grandson. On enroule par la route cantonale, nous passons sous Neûch-city et on amorce la grimpette jurassienne, à ne pas confondre avec la «bulgare» via Vallangin et son très beau château; un arrêt «drogue» et pipi, en tout cas pour les messieurs, les dames, ben elles font comme d’hab, est effectué au col des Pontins.

Une fois l’herbe à Nicot détruite, on redémarre les belles de Milwaukee pour une chouette promenade à travers ce beau pays qu’est le Jura. Il est 12h30 lorsque nous béquillons nos meules sur le parking du restaurant «Le Moulin», à Rebeuvelier, petit village situé à quelques encablures de Delémont.

Pour un samedi midi, il y a pas mal de monde déjà occupé des mandibules, bon signe ça! Le personnel nous dirige à l’étage, car malgré le beau temps et une immense terrasse, le but du jour n’est servi qu’à l’intérieur et de surcroit à l’étage, nous cacherait-on quelques choses?

Assidu lecteur, je te le dis tout de suite, foin de suspense! A partir de là, que de l’enchantement, une belle est grande table nous attend, les boissons servies, point de temps mort, faisant suite à une belle «mixed salad» les entrecôtes annoncées sont superbement et prestement apportées, présentées tranchées sur de grands plats, avec une sauce maison, elles restent en température posées qu’elles sont sur des réchauds, les frites, vraiment comme elles doivent, arrivent en abondance et à la demande!

A voir nos mines réjouies, Serge se détend, sa Mimi aussi, seul ombre au tableau, une pensée pour Nara qui rate, la yande, un tour en Electra et est, de plus, condamnée à une marche forcée avec biscuits militaire, bouche cousue et Natel sur Off! Le bagne je vous dis.

Sincèrement, une réussite! On a eu du mal, un peu, pour finir les plats et c’est en terrasse que nous avons pris le café et pour certain un dessert! Je vous recommande la crème brûlée maison, une véritable merveille.

Bon, le moment est arrivé de faire mouvement, le retour nous emmène à travers les Franches Montagnes, puis la vallée de La Brévine, avec un petit arrêt soif au lac des Taillères, gaffe les arachnides, puis Ste-Croix où le grand Phil S. nous laisse redescendre à la civilisation tandis que lui devra tenir jusqu’à chez lui avant de prendre un bain de siège, voilà ce que c’est que de vouloir rouler avec une brêle de djeun!
Le Coyote, où Jenny nous attend, sera le final de cette belle journée, Maeva, une fois retrouvée par son Ours, arrivera juste à temps pour dire au revoir aux premiers partants.

Merci à Serge pour cette adresse, qui a tenu toutes ses promesses; tellement que le soir c’est un yoghourt et un verre d’eau. Faut bien commencer le régime à un moment ou à un autre Non!

A préciser que le tarif pour ce menu n’est que de 19 francs, boissons et desserts en sus, le mercredi et samedi uniquement, le reste de la semaine c’est 39.--
Nunu

Restaurant de Moulin, Rebeuvilier



Toy Run
Samedi 1er OCTOBRE

Toy Run, le parcours des jouets et bien, des jouets, il y a en avait un max sur la place du Flon à Lausanne lors de cette radieuse journée du 1er jour d’octobre.
Combien? 418 (selon une source HAMC) – 300/400 selon une parution FB! et près de 500 selon un journalise averti et connu du monde de la HD. Enfin, peu importe, du monde il y avait.

Tout commence par notre rendez-vous traditionnel au Pont-de-la Venoge à Echandens. 13.30 devait être fixée l’heure du départ, mais le soleil radieux, la petite faim des uns et le blabla des autres font que nous avons qu’une petite demi-heure de retard. Peu importe, l’essentiel est de se rendre au Flon à l’heure et de participer au Toy Run organisé par le HAMC Riviera.
Que dire de ce run…, il fut de toute beauté et magnifiquement organisé. Faut dire que les Anges avaient mobilisés un grand nombre de MC afin d’assurer une sécurité optimale tout au long du parcours, car celui-ci n’en fut pas de tout repos…

Un parcours réussi, sans incident et offrant une grande variété de paysages: traversée d’une partie de Lausanne, les berges du Léman, le vignoble du Lavaux, la campagne fribourgo-vaudoise et un retour assez impressionnant par la plaine du Chalet-à-Gobet…
418, 300/400 ou près de 500, fallait se situer sur la ligne droite de la Rte de Berne, dans la compression avant le Chalet-à-Gobet pour se rendre compte de l’ampleur de ce run. Deux par deux, on n’en voyait pas la tête alors que les bikers sortaient tout juste de la montée de Moudon.
Passage obligé par la rue Centrale, à la fermeture des magasins, du people sur le trottoir, éberlué de voir autant de bikers et retour à notre point de départ, la place du Flon.

Une journée réussie, un soleil radieux, une température agréable et le plaisir de se retrouver dans cette concentration par comme les autres, que demander de mieux pour un samedi après-midi en bécane.
Serge



Sortie de clôture
Dimanche 16 OCTOBRE

D’une dernière virée officielle au refuge Darwyn (association de défense des chevaux maltraités) au plan B, il n’y a que les caprices de l’automne pour mettre tous les neurones de notre road-captain en ébullition.
Car son rôle n’est pas seulement de conduire ses ouailles du point A au point B, en faisant quelques détours touristiques pour nous faire visiter une région, mais également de parer au dépourvu, en l’occurrence "dame météo" qui annonçait un temps doux après dissipation des bancs de stratus, donc augmentation des inscriptions pour cette ultime sortie 2011.
Organiser un plan B en un temps record, annuler le plan initial, contacter le restaurateur du plan B bonjour le stress et ça fonctionne et plutôt deux fois qu’une.

Donc, revenons à cette sortie.
Le rendez-vous est fixé à La Plage d’Yverdon-les-Bains à 10h00. Vu l’épais banc de stratus qui stagne sur le nord-vaudois, que les chablaisiens et gruériens se sont déjà tapés plus de 50 bornes, personne n’est vraiment pressé d’enfourcher sa bécane et de partir à l’heure.
Finalement, après un bref briefing sur les conditions routières automnales, c’est une bonne quinzaine de motos qui s’élancent à la conquête du soleil et d’un peu de chaleur via Estavayer et la Thielle, toujours sous les stratus.
Il ne fait pas vraiment froid, mais crû (langage franco-suisse). Arrive Le Landeron et montée en direction de Lignières pour retrouve le soleil…, soleil y’en à point, les stratus sont toujours présents et nous accompagneront jusqu’à la petite station des Prés-d’Orvin. Ce n’est qu’en attaquant les alpages, direction du Bison Ranch, que ce Môssieur décide de nous montrer ses rayons salvateurs afin de nous apporter un brin de chaleur.
Au Bison Ranch, on ne passe pas inaperçu auprès des consommateurs qui sont surpris par l’arrivée de ces gens bardés de cuir. Pas le temps d’en griller une, on passe à table pour s’enfiler steak de bison et rösti maison…
Après s’être fait arnaquer de quelques 40 balles par l’aimable serveuse, nous repartons en direction du Chasseral où nous attendent les bouchons. Stop, départ en côte, l’embrayage qui chauffe, exercice d’équilibrisme et enfin, le sommet du col qui nous offre un magnifique panorama sur le Jura et ses éoliennes.
Passage par St-Imier, puis direction La Ferrière pour un dernier verre au Little Ranch et retour via le col de la Vue-des-Alpes. Pour les uns c’est Yverdon-les-Bains, les autres (gruériens) par Thielle et pour notre frontalier, la Chaux-de-Fonds/La Brévine.

Une dernière de la saison 2011, à travers ce Jura que les bikers aiment tant, une température idéale, un retour sans encombre (enfin presque puisqu’il y a un qui arrive à perdre ses billes de roulement avant droite sur l’autoroute du retour …) et une très belle journée concoctée par Denis.
Serge



Soirée de fin de saison
Samedi 12 NOVEMBRE

Lorsque l’on dit "Souper de fin de saison", cela annonce plusieurs réalités:
- la dernière pour se retrouver une ultime fois avant l’hibernation
- remiser sa bécane, son cuir et son gilet
- la nostalgie (et oui déjà) d’une saison écoulée… et riche en émotions.

Pas facile d’écrire un compte-rendu qui doit mélanger la joie et la mélancolie, même en écoutant du Deep Purple à coin dans les enceintes, pour se donner un peu de courage.
Le temps passe, aussi vite que la saison écoulée, et mes amis du WSRC doivent se demander quant est-ce que l’article et les photos vont paraître sur le site!
Cette fois, je me lance:
En ce samedi 12 novembre, le Comité nous a donné rendez-vous sur les berges du Léman, plus précisément à La Lagune de Lutry, un resto "all inclusive" proposant une variété de plats et de boissons à gogo. Temps clair, température agréable, palmiers en pots et magnifique vue sur le port, contraste saisissant à l’an dernier où nous nous étions retirés dans un refuge forestier, entourés de sapins.

18.00 fut l’heure du rendez-vous et 18.45 passées lorsque nous prenons place dans la salle nous étant réservée. Une fois le people du West installé, la coutume prend le dessus: JC et Thierry s’unissent pour célébrer la remise de nos couleurs aux nouveaux membres:
- honneur aux dames cette année et c’est notre Maéva, toute fière de rappeler que son permis a été réussi avec sa bécane (Dyna Street Bob – je le relève), qui se voit remettre La banane qui prendra place au dos de son gilet, sans avoir pu échapper à l’ingurgitation de l’infâme breuvage qui va la lier au West (grimaces et changement de couleur au fur et à mesure que celui descendait au plus profond de son appareil digestif).
- puis c’est au tour des hommes, Philippe, Laurent et Alain (le plus ancien "prospect" du club!) qui tout fier de leurs couleurs, font les durs à cuir lorsqu’ils passent aussi au breuvage qui grille leurs entrailles; pas de rictus, pas même un changement de teint, mais un sourire forcé pour donner le change.

Enfin, c’est l’heure de passer à table où chacun se sert selon ses goûts et son appétit, en faisant la queue parmi les quidams un peu médusés d’être mélangés à ces étranges personnages aux tenues peu appropriées pour une sortie resto du samedi soir.
La soirée se déroule bon-enfant, sans excès particulier, faut dire que nous sommes au resto et qu’une certaine retenue est de rigueur pour faire bonne figure.
Il est presque minuit lorsque nous nous levons et que chacun rentre chez lui, enfin presque tous, car quelques irréductibles, dont je tairais les noms, ne font que débuter la soirée qui va se terminer tard, très tard dans les bas-fonds de Lôzane.
Serge

P.S. – JC rappelle, pour ceux qui ne l’auraient pas entendu ou déjà oublié, que 2013 sera le 15ème anniversaire (théorique) du West et que nous sommes tous invités à faire marcher nos neurones afin de fournir au Comité des idées en vue de célébrer cet événement. Pas seulement des idées, mais éventuellement des volontaires pour l’organiser.


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